Hier, au réveil dans notre auberge de jeunesse trois étoiles, c'est la tempête. Le vent secoue rudement les arbres du parc et il pleut des cordes. On est loin du gentil crachin breton. Que faire en Norvège quand on est goguette avec trois marmots et qu'il fait un temps de chien ? Aller au musée, pardi. Car ici, il y a des musées partout et sur tout. On en a déjà visité sur les glaciers, les fjords, les fermes traditionnelles, les drakkars, les bateaux, la morue, le saumon sauvage, le pétrole... Avec toujours un sens de la mise en scène extra, plein d'expériences et d'animations et un vrai souci d'intéresser les enfants. On ne s'en lasse pas. Et les petits Corpron en redemandent. Retour donc dans le centre de Stavanger, adorable ville que nous avons déjà parcourue la veille. Direction le port, où les voiliers sont méchamment ballotés par la tempête. Nous avons repéré un musée de la marine qui semble sympa. Bonne pioche. Maquettes, photos et décors reconstitués nous apprennent comment cette ville a dû son expansion à la pêche du hareng puis à la construction de navires toujours plus perfectionnés. Et à l'étage, un espace est aménagé pour les enfants.

Ils peuvent piloter un bateau de pêche, jouer à la marchande dans une boutique des années 1950 et faire le facteur. Il y a même des déguisements !

Antonin, Jules et moi enchaînons sur un musée du jouet, petit paradis pour les bambins, très fréquenté par les habitants de la ville. Paul et Pierre-André mettent le cap sur le musée de la sardine en boîte (quand je vous disais qu'il y a des musées sur tout !) très bien fait.
Après tout ça, lorsque nous remettons le nez dehors, la tempête s'est un peu calmée et le vent a commencé à chasser les nuages. Nous n'avons plus qu'à regagner le camping où nous avons

réservé une hytter pour deux jours. Un petit paradis sauvage, à deux pas d'une immense plage de sable fin, où viennent s'échouer les gros rouleaux de la mer du nord. Il y a des rochers comme à Loctudy et des dunes comme sur la côte sauvage. Bon, c'est sûr, il fait un peu plus frisquet. Mais le soleil est de retour, le cerf volant claque dans le ciel et les minots sont aux anges.
Sandrine
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